3 fois rien
Aujourd’hui, c’est mon anniversaire. Enfin, pas mon vrai anniversaire. Non, plutôt mon anniversaire de bloggeur : j’ai 3 ans. Il y a eu des hauts et des bas, je suis loin d’avoir écrit tous les jours et j’ai fait deux pauses de quelques mois mais ça ne change rien à un fait immuable : c’est très exactement un 24 mai 2002 que j’ai écrit mon premier billet sur mon premier blog. 3 ans donc. Ce qui, sur l’échelle de temps accélérée de la blogosphére, me place bien après les précurseurs de l’Antiquité, mais bien avant l’explosion, l’exposition et l’assimilation par les médias que l’on traverse en ce moment ; c’était une sorte de Moyen Age (d’Or ?) où les piliers de la blogosphére française se mettaient doucement en place et se consolidaient. Je mentirais en disant que je ne ressens pas une petite pointe de satisfaction à faire partie de ce wagon là plutôt que les suivants, me donnant un soupçon de crédibilité de presque-ancien (crédibilité parfaitement illusoire puisque reposant sur du vent, je ne me voile pas la face non plus). Mais ce qui me fait peut-être le plus plaisir là dedans, c’est sans doute la sensation de faire partie d’une génération spontanée de bloggeurs dont de nombreux membres restent aujourd’hui encore parmi ceux que j’ai le plus de plaisir et d’enthousiasme à lire, parmi les plus stimulants. Cette appartenance n’est peut-être pas aussi gratifiante que celle ressentie lorsque j’ai rejoint le cercle de la Blogothèque (l’accomplissement le plus important de mes années de bloggeur) mais elle n’est pas négligeable.
Les anniversaires, ça rend mélancolique et nostalgique. Alors là, au départ, j’avais écrit un long paragraphe assez misérabiliste où j’expliquais que j’étais toujours aussi insatisfait de la forme de ce blog et de ma façon d’écrire que la dernière fois, tout autant que je l’étais il y a deux ans et bla-bla-bla. Je l'ai effacé, je vous en fais grâce, ça ne servait rien. A moi de trouver la solution idéale et de l’appliquer, inutile de me plaindre. Et on n’écrit pas pendant 3 ans ici ou là si ça ne nous apporte pas plus de satisfaction que de frustration. Si je suis encore là, c’est que j’y trouve encore mon compte, le reste ne serait que coupage de cheveux en quatre et exposition parfaitement indécente de mon ego. Donc voilà, ça fait trois ans, c’est à la fois beaucoup et pas grand-chose, et il faudra s’en satisfaire. Ce soir, je prendrai deux fois du dessert.
A l’année prochaine pour la passe de 4 (si tout va bien).
Les anniversaires, ça rend mélancolique et nostalgique. Alors là, au départ, j’avais écrit un long paragraphe assez misérabiliste où j’expliquais que j’étais toujours aussi insatisfait de la forme de ce blog et de ma façon d’écrire que la dernière fois, tout autant que je l’étais il y a deux ans et bla-bla-bla. Je l'ai effacé, je vous en fais grâce, ça ne servait rien. A moi de trouver la solution idéale et de l’appliquer, inutile de me plaindre. Et on n’écrit pas pendant 3 ans ici ou là si ça ne nous apporte pas plus de satisfaction que de frustration. Si je suis encore là, c’est que j’y trouve encore mon compte, le reste ne serait que coupage de cheveux en quatre et exposition parfaitement indécente de mon ego. Donc voilà, ça fait trois ans, c’est à la fois beaucoup et pas grand-chose, et il faudra s’en satisfaire. Ce soir, je prendrai deux fois du dessert.
A l’année prochaine pour la passe de 4 (si tout va bien).
